Randonnée dans l’Himalaya au Népal

.Partir en randonnée au Népal,  au cœur des montagnes himalayenne, est une expérience magique que vous ne serez pas prêt d’oublier.

L’Himalaya, une chaîne de montagne majestueuse

L’Himalaya est la plus longue chaîne de montagnes au monde, et la plus haute. Elle est aussi connue comme le toit du monde. Elle est située en Asie, et couvre  principalement le Népal, l’Inde, le Tibet, le Bhoutan et le Pakistan. C’est dans l’Himalaya que l’on trouve les plus hauts sommets du monde, dont 10 des 14 pics dépassant les 8000 m d’altitude.  En Sanskrit, langue sacrée millénaire, Himalaya signifie d’ailleurs “demeure de neige”

Cette région abrite une biodiversité incroyable en plus de sommets mythiques, mais c’est également un lieu spirituel important pour les hindous et les bouddhistes. De nombreuses montagnes de la région sont sacrées car elles sont considérées comme la demeure du dieu hindou Shiva, comme le mont Kailash au Tibet ou encore le Machapuchare au Népal. La chaîne de l’Himalaya n’est pas appelée la la “résidence des dieux” pour rien.

Le Népal, coup de coeur de tout randonneur

C’est cette concentration de sommets enneigés qui fait de l’Himalaya une destination idéale pour la randonnée (trekking en anglais).  Et parmi tous les pays cités, le Népal est particulièrement réputé pour cette activité :  c’est là-bas que culminent l’Everest, les Annapurna, le Kanchenjunga… Chaque année, des milliers de randonneurs se rendent sur place pour profiter des paysages qu’offrent de jolis treks, et pour se dépasser. 

Dans cet article, nous avons sélectionné quelques itinéraires de randonnée dans l’Himalaya au Népal qui comptent parmi les plus belles du pays et qui restent accessibles à un large public. Tous se trouvent dans la vallée des Annapurnas au Népal, et le départ s’effectue généralement depuis Pokhara.

La région des Annapurnas

C’est dans la région des Annapurna que vous aurez accès à la majorité des excursions abordables facilement. Pour s’y rendre, il faut généralement aller à Pokhara, car la ville se situe au pied des montagnes, point de départ de nombreux trek. Pokhara se situe à l’ouest de Katmandou, et est accessible en voiture ou en bus depuis la capitale (7 heures environ), ou bien en avion (30 minutes). 

La région des Annapurna n’est pas la seule destination réputée pour le trekking, mais c’est la plus développée. Si vous êtes courageux, vous avez également la possibilité de vous rendre dans la région de l’Everest, mais celle-ci est bien plus reculée, à l’est de Katmandou cette fois, et n’est accessible que par les airs, après un vol jusqu’à Lukla. (Il faut savoir que l’aéroport de Lukla est réputé pour être le plus dangereux du monde).

Les différents treks abordables de la région des Annapurna

Au sein du sanctuaire des Annapurna, plusieurs treks sont proposés, avec des durées variées, des niveaux de difficulté plus ou moins élevés, des circuits différents…. Il y en a vraiment pour tous les goûts.

Parmi les plus faciles et les plus empruntés, en voici trois, qui sont à la fois accessibles et agréables, serpentant dans un environnement de montagne.

Poon Hill

Cette randonnée est certainement la plus accessible de toutes. Sa durée et son itinéraire varient,  mais en général il faut compter 3 à 4 jours de marche pour atteindre le sommet de Poon Hill puis redescendre. La randonnée est donc bien adaptée aux personnes n’ayant que peu de temps sur place, et peut également se faire en 2 jours pour les personnes plus pressées, mais l’itinéraire sera alors adapté.

Trekking dans les annapurnas
Poon Hill

Durant ces quelques jours de randonnée au coeur des Annapurnas, vous aurez l’occasion de marcher à travers des paysages magnifiques, allant  des forêts de rhododendrons aux sommets enneigés de la région en passant par les villages Gurung, et vous passerez des nuits en maisons de thé confortables. Le troisième jour, vous vous lèverez à l’aube pour atteindre le point de vue de Poon Hill au moment du lever du soleil : les panoramas dorés que forment alors les montagnes devant vous sont la récompense ultime de cette randonnée à travers la région des Annapurna.

Kilomètres : entre 40 et 50 selon les circuits.

Altitude maximale : 3210 mètres.

Temps de marche par jour : 4 à 6 heures.

Kilomètres parcourus par jour : 8 à 12.

Niveau : Facile à modéré.

Mardi Himal

La randonnée jusqu’au camp de base du Mardi Himal est également assez aisée, et parfaite pour les personnes ne disposant que de peu de temps dans la région. Il ne nécessite généralement que 4 jours, le circuit souvent proposé par les agences de voyages, mais vous pouvez également prolonger le séjour en modifiant légèrement l’itinéraire, ou même le faire en 3 jours seulement. 

Le Mardi Himal
Le Mardi Himal

Une jeep vient vous récupérer à Pokhara et vous dépose au départ du sentier, d’où vous entamez votre randonnée au milieu de plaines et forêts. Les paysages se transforment peu à peu, et vous offrent de superbes vues sur l’Annapurna Sud ainsi que le mont Machapuchare. Vous terminez l’ascension sur une ligne de crêtes qui mène tout droit au camp de base du Mardi Himal, situé à 4500 mètres d’altitude. 

Kilomètres : entre 40 et 65 selon l’itinéraire.

Altitude maximale : 4500 mètres.

Temps de marche par jour : 4 à 7 heures.

Kilomètres parcourus par jour : 8 à 12.

Niveau : Modéré.

Camp de base de l’Annapurna (ABC trek)

Cette expédition est légèrement plus difficile que les deux autres mais reste praticable pour les personnes n’ayant pas forcément une excellente condition physique. Si des variantes existent, le trek de l’ABC est généralement un aller-retour et non un circuit. Il s’effectue en 5 à 12 jours, et l’itinéraire varie en fonction. Les circuits plus longs incluent Poon Hill et permettent une acclimatation en douceur. Les séjours plus courts démarrent plus haut, mais la randonnée est plus intense. 

Une jeep vous  dépose au point de départ du trek et c’est parti pour une randonnée unique au milieu de paysages incroyables. Vous passez des villages de montagne, traversez un pont suspendu, des forêts de rhododendrons, découvrez des monuments religieux au cours de votre balade et admirer les montagnes imposantes qui vous entourent à chaque instant.  Les premiers jours, vous faites principalement l’ascension de milliers de marches en pierre, mais au fur et à mesure, le chemin devient plus naturel et les forêts se transforment pour laisser place aux paysages de montagne plus secs. 

Au cours de votre randonnée, vous pourrez apercevoir le Machapuchare, dont l’ascension est interdite afin de préserver au mieux ce lieu si sacré pour les hindous. Ce n’est que lors du dernier jour que vous aurez l’opportunité d’admirer le majestueux Annapurna I, dixième plus haut sommet (8091 m). La vue vous fera oublier les nombreux kilomètres parcourus ainsi que la fatigue. Vous séjournez tout au long du périple dans des maisons de thé confortables, et bien que le ciel soit souvent couvert en soirée, chaque matin le soleil vous réveille pour bien démarrer la journée.

Kilomètres : entre 60 (départ Jhinudanda) et 115 (départ Nayapul).

Altitude maximale : 4130 mètres.

Temps de marche par jour : 5 à 7 heures.

Kilomètres parcourus par jour : 8 à 15.

Niveau : Modéré à difficile.

Le circuit des Annapurna : un trek difficile

Ce circuit est un autre itinéraire très célèbre dans la région de l’Annapurna.

C’est une randonnée longue et difficile, qui vous prendra généralement entre 10 et 14 jours. Ce trek ne passe pas par le camp de base comme l’ABC trek, mais vous emmène autour du dixième plus haut sommet du monde, un itinéraire moins emprunté et plus authentique, au milieu de paysages à couper le souffle. 

circuit de l’Annapurna

Vos deux semaines de randonnée dans l’Himalaya au Népal commencent au milieu de villages et de paysages de rizières et plaines qui se transforment progressivement en terres plus désertiques lorsque vous traversez le plateau du Mustang. Peu importe la période à laquelle vous vous y rendez, préparez-vous à marcher dans la neige, car le circuit passe par des cols de haute altitude, notamment le col de Thorong La, qui culmine à 5416 mètres. Le mal de l’altitude est généralement difficile à éviter, bien que l’ascension soit progressive. Vous aurez une journée entière dédiée à l’acclimatation une fois les 3500 mètres de dénivelée atteints. Mais malgré toutes les épreuves traversées, l’expérience qu’offre ce trek dans les Annapurnas sera inoubliable et vous laissera de magnifiques souvenirs.

Kilomètres : entre 160 et 230 selon les points de départ.

Altitude maximale : 5416 mètres.

Temps de marche par jour : 6 à 10 heures, dont une étape plus courte pour s’acclimater.

Kilomètres parcourus par jour : 12 à 15.

Niveau : Très difficile.

Les maisons de thé, vos arrêts pour la nuit et pour vous restaurer

Au cours de votre randonnée dans l’Himalaya au Népal, vous allez dormir dans des maisons de thé (“tea houses”), qui vous accueillent et offrent de nombreuses options de restauration.

Les tea houses sont des refuges de montagne, qui restent donc assez rustiques mais qui offrent généralement tout le confort nécessaire. Alors c’est sûr, les chambres sont mal isolées et vous devez parfois les partager avec d’autres personnes, mais au moins vous avez une couverture et un toit où dormir pendant le séjour, ce qui n’est pas toujours le cas lors de trekking dans d’autres régions. 

Pour vous restaurer, vous avez à la carte de nombreuses options

  • Pour les boissons : thé noir, au gingembre, au citron, café, café au lait, chocolat chaud, eau, sodas, bierres… 
  • Pour le petit déjeuner : pancakes, porridge, fruits, toasts, oeufs… et bien sûr le “set breakfast”.
  • Pour les repas : des spécialités (momos, dal bhat, fried noodles, fried rice, soupes, thukpa…) et des plats plus continentaux (pizza, pâtes, sandwiches, frites, salades…).

Mais s’il y a une combinaison qui est particulièrement appréciée des guides et même des randonneurs, c’est celle-ci : le “set breakfast” le matin, et le dal bhat le reste de la journée. 

Dans le set breakfast, il y a des œufs, servis avec des patates et des toasts (ou autre pain népalais) accompagnés de miel et de confiture. Une boisson chaude est incluse, et c’est généralement le thé noir, ou au gingembre, que les locaux choisissent. 

Le dal bhat est le plat national du Népal, et les népalais ne s’en lassent pas. C’est d’ailleurs le seul qui est à volonté : vous pouvez vous resservir autant de fois que vous le désirez. Il s’agit d’un plat à base de riz, servit avec de la soupe de lentille (dal), et d’autres accompagnements, souvent un “curry” de patates ou autres légumes, de la sauce piquante, des condiments et une sorte de pain plat frit appelé papadum. C’est le plat parfait pour faire le plein d’énergie quand on fait de l’exercice. Et les locaux ont d’ailleurs un slogan : “dal bhat power 24 hour”.

Infos pratiques

Pour les informations pratiques, sachez que les maisons de thé sont équipées de douche et de toilettes à l’indienne que vous pouvez utiliser à tout momentL’eau chaude n’est par contre pas gratuite mais les prix sont très abordables (entre 200 et 400 npr, soit 1,1 à 2,2 €). Passé une certaine altitude, il sera également nécessaire de payer pour avoir accès au Wi-Fi ou à des prises pour charger vos téléphones.

Quelques réponses à des questions souvent posées 

Quelle est la meilleure période pour faire un trek dans la région des Annapurna ?

Si vous souhaitez effectuer un trek, quel qu’il soit, au Népal,  deux périodes sont recommandées : la première s’étend d’octobre à novembre (l’automne), après la saison de pluie, et la deuxième de mars à mai (le printemps).  

C’est à l’automne que la visibilité est la meilleure  et que vous aurez le plus de chance d’apercevoir les sommets sous un ciel d’un bleu profond.  En effet, une fois la mousson passée, les poussières et autres résidus se trouvant dans l’air retombent, dégageant le ciel.

Au printemps, la visibilité est un peu moins bonne, et si il est presque certain que les sommets seront dégagés  dans la matinée, le ciel peut se couvrir au cours de la journée. Cependant, c’est à cette période que les rhododendrons fleurissent, offrant ainsi un paysage sublime.

Vue sur la vallée de l’Himalaya

En hiver, les températures sont très basses et faire un trek à cette période peut s’avérer très compliqué, avec la neige et les nuits glaciales. Quant à l’été, la mousson est vraiment forte au Népal et il peut être inconfortable de marcher tous les jours sous la pluie.  Pour en avoir fait l’expérience à peine quelques heures, en avril pourtant,  je peux vous assurer que ce n’est pas la condition optimale pour faire de la randonnée.  Peu importe la période, pensez donc  à mettre un poncho dans votre sac à dos ; ça ne prend pas de place et ça peut vous sauver.

Partir avec un guide, est-ce obligatoire ?

Cela dépend de la randonnée que vous souhaitez faire. 

Pour Poon Hill, le Mardi Himal et l’ABC,  vous pouvez partir de manière indépendante. C’est une bonne idée si vous aimez la tranquillité et si vous ne souhaitez pas trop dépenser. Les sentiers sont très bien indiqués et de nombreux randonneurs ou porteurs font le chemin chaque jour. Vous n’aurez donc pas de mal à trouver quelqu’un pour vous aider si vous êtes perdu. De plus, il y a de nombreuses maisons de thé sur le chemin qui proposent des hébergements et des services de restauration dont vous pouvez profiter. Vous devez néanmoins penser à demander deux permis obligatoires pour entrer dans le sanctuaire de l’Annapurna : L’ACAP et le TIMS.

Si vous souhaitez effectuer le circuit des Annapurna,  un guide est obligatoire (depuis peu), sans quoi vous pourrez recevoir une amende et même être forcé à faire demi-tour.

Dans tous les cas, partir avec un guide reste selon moi la meilleure option.  Vous n’avez à vous occuper de rien,  et surtout de cette manière, vous allez découvrir la culture népalaise ainsi que l’histoire des sommets qui vous entourent. Si vous partez seul, c’est également une manière de rencontrer du monde et de profiter d’une bonne ambiance.

Louer les services d’un porteur, est-ce recommandé ?

Cela dépend de vous et de l’itinéraire choisi.

Il peut être très avantageux de louer les services d’un porteur : de cette manière vous profitez réellement des paysages et de la randonnée. Le poids du sac à dos est parfois un véritable inconvénient, surtout si vous n’êtes pas habitué à faire de la randonnée. Si vous emmenez tous les essentiels (sac de couchage si la randonnée le requiert, vêtements chauds, doudoune…), votre sac peut vite peser très lourd. Mais prendre un porteur rajoute aussi un coût supplémentaire : entre 20 et 25 USD par jour pour un sac pesant jusqu’à 25 kg.

Les porteurs sur les chemins de randonnée

D’ailleurs, louer les services d’un porteur n’est pas toujours éthique puisque les conditions de vie et de rémunération de ces derniers ne sont pas idéales.  Nous recommandons donc de ne faire appel à eux que si cela est vraiment nécessaire. 

Porter soi-même son sac est tout à fait faisable, bien que plus fatiguant.  Simplement, veillez à ne pas emporter trop d’affaires pour alléger le poids au maximum.  Pour un trek de 5 jours par exemple, 2 pantalons et 2 tee-shirts suffisent.

Sac de couchage, bâtons de marche : est-ce nécessaire ?

Tout dépend de la période à laquelle vous vous rendez au Népal et de la météo annoncée

Mais même pendant les mois les plus chauds, il est souvent recommandé d’en emporter un dans son sac à dos, surtout pour le trek du Mardi Himal et pour l’ABC trek. Les nuits à plus de 3000 mètres d’altitude peuvent être très froides. Cela peut d’ailleurs être utile pour les personnes ne souhaitant pas dormir directement sur les draps des maisons de thé par souci d’hygiène (vous pouvez également utiliser un sac à viande). Il peut être frustrant de transporter un objet si encombrant plusieurs jours durant pour ne l’utiliser qu’une ou deux nuits, mais c’est vraiment utile

Parmi les essentiels à prendre avec soi, je recommande également les bâtons de marche. Pourtant habituée à la randonnée, je n’avais auparavant jamais éprouvé le besoin de marcher avec des bâtons. Cependant, pour mon trek dans l’Annapurna (ABC), il y avait tellement de marches en pierre que mes bâtons sont devenues mes meilleures amies.

Comment bien se préparer pour une randonnée dans l’Himalaya au Népal ?

Avant de partir, faites la liste de tout ce dont vous aurez besoin. Emportez avec vous de bonnes chaussures de marche, des vêtements chauds et imperméables, de la crème solaire (on ne s’en rend pas compte, mais le soleil de montagne brûle), un bonnet, des gants et une casquette. Je recommande également de prendre avec soi des pilules assainissant l’eau pour être autonome. On en trouve dans n’importe quel magasin de randonnée à Pokhara, et c’est vraiment pratique si vous ne voulez pas acheter de l’eau potable trois fois par jour : il suffit de remplir votre gourde avec l’eau du robinet, d’y mettre une pastille et d’attendre 30 minutes.

Prenez aussi des médicaments, afin d’être préparé en cas de mal de tête dû à l’altitude ou bien en cas de problèmes d’estomac.  Et enfin, gardez sur vous assez d’espèce tout au long du trek, pour vous (douche, repas, boissons…) et pour vos guides / porteurs : les pourboires, bien que non obligatoires, sont fortement recommandés (en général comptez 10 USD par jour).

Prêts pour partir en randonnée dans l’Himalaya au Népal ? 

Selon moi, faire une randonnée dans l’Himalaya au Népal  est une formidable occasion de se ressourcer, de se dépenser tout en appréciant la nature et les paysages magnifiques qu’abrite le pays. 

Il n’est pas nécessaire de partir pour une longue randonnée, quelques jours suffisent pour s’imprégner des paysages insolites et de l’ambiance si spéciale des massifs enneigés. Peu importe la durée ou la difficulté, vous serez fiers d’avoir marché au cœur du célèbre massif de l’Annapurna, et les panorama vous dépayseront certainement ! 

Un trek au Népal, c’est véritablement une parenthèse dans votre voyage, mais aussi dans votre vie. Vous en revenez émerveillé, et n’avez qu’une seule envie : recommencer !

Contactez-moi pour que j’organise vos prochaines vacances au Népal.

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Scroll to Top
Demande de devis